Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai commencé une saga littéraire avec des étoiles dans les yeux… pour finir par l’abandonner en plein vol, frustrée, coupable, ou pire : complètement indifférente. Et pourtant, l’idée de plonger dans une histoire au long cours, de m’attacher à des personnages récurrents, de suivre une intrigue dense et complexe me séduit à chaque fois. Je rêve de ces longues lectures immersives, de ces nuits blanches à enchaîner les tomes, mais la réalité est souvent tout autre. 😩
Mon rapport aux sagas littéraires est un peu comme une relation amoureuse intense, mais toxique : au début tout est passion, puis viennent les doutes, l’ennui, la distance… jusqu’à la rupture. Et même quand je persiste, c’est parfois par pure culpabilité plutôt que par plaisir.
Dans ce billet, je vais te raconter mon histoire tumultueuse avec les sagas littéraires : les raisons de mon attirance, celles de mes désillusions, les dilemmes que cela soulève… et comment j’essaie, tant bien que mal, de renouer avec elles. 💔📖
Commençons par le commencement : je suis naturellement attirée par les sagas. Il y a quelque chose de profondément séduisant dans le fait de :
Suivre une histoire sur plusieurs tomes
Voir les personnages évoluer, mûrir, souffrir, aimer
Explorer un univers riche, souvent complexe, avec ses propres codes et son ambiance unique
Certaines de mes lectures préférées sont des sagas : Harry Potter, Les Chroniques de Narnia, A la croisée des mondes… Ces lectures de jeunesse m’ont marquée profondément. Elles ont façonné mon imaginaire, influencé mes goûts littéraires, nourri mon amour des mondes imaginaires. ✨
Mais en grandissant, ce qui était autrefois un plaisir simple est devenu un enjeu émotionnel et mental bien plus complexe…
Quand je commence une saga, je ressens très vite une forme de pression : « Et si je n’aimais pas la suite ? Et si je n’avais pas le temps ? Et si je me lassais ? » Cette incertitude me gâche parfois le plaisir du premier tome, car je lis déjà avec l’angoisse de ne pas aller jusqu’au bout.
Combien de fois ai-je adoré le premier tome… pour ensuite trouver le deuxième longuet, répétitif, ou décevant ? C’est là que tout se joue : la motivation chute, les tomes s’accumulent dans ma pile à lire, et je finis par passer à autre chose. 🫣
Si je mets trop de temps à lire la suite, je perds le fil. J’oublie les personnages secondaires, les intrigues secondaires, les indices disséminés… Et devoir relire tout depuis le début pour reprendre, non merci ! Résultat : je décroche.
S’attacher à des personnages sur plusieurs tomes, c’est aussi prendre le risque de souffrir : morts tragiques, trahisons, séparations… C’est épuisant émotionnellement. Parfois, je préfère lire un one-shot et ne pas m’investir autant.
Soyons honnêtes : lire une saga demande du temps, de la constance, un certain niveau d’engagement. Or, avec la vie qui va à 100 à l’heure, je n’ai pas toujours l’énergie mentale de me plonger dans une fresque littéraire en 6 tomes de 700 pages chacun. 😵💫
C’est LA grande question. Pendant longtemps, j’ai cru qu’abandonner une saga était une forme d’échec. Que je devais aller au bout, par respect pour l’auteur·e, pour les personnages, pour moi-même. Mais aujourd’hui, je revois un peu ma position.
💡 Lire, ce n’est pas cocher des cases. Ce n’est pas un défi personnel où il faut “valider” chaque saga commencée. Si je ne prends plus de plaisir à lire une série, pourquoi m’obstiner ?
J’essaie d’adopter une approche plus bienveillante : je pioche dans les sagas sans culpabiliser, je me réserve le droit de ne pas finir, ou de reprendre des années plus tard, quand l’envie revient.
Malgré ce rapport compliqué, je ne suis pas fâchée avec les sagas. J’ai juste appris à les apprivoiser différemment :
🔍 Je me renseigne beaucoup avant de me lancer (avis, rythme, longueur, type de narration…)
⏳ Je privilégie les sagas terminées, pour éviter d’attendre des années entre les tomes
🧩 Je garde des notes (ou je télécharge des résumés) pour me remettre facilement dans le bain
🧘♀️ Et surtout : je lâche prise. Si je m’ennuie, je passe à autre chose. Sans culpabilité.
Aujourd’hui, je vois ma relation aux sagas littéraires comme une forme de relation libre. Je ne suis plus dans une fidélité absolue, ni dans une quête de complétion à tout prix. J’accepte que certaines histoires soient faites pour moi… mais pas au bon moment. Ou pas dans leur intégralité.
Les sagas m’ont donné certaines de mes plus belles émotions de lecture, mais elles m’ont aussi appris que le plaisir de lire ne se mesure pas à la longueur d’un cycle, ni au nombre de tomes terminés. Parfois, un seul tome peut suffire à me marquer pour la vie. Et parfois, je reviendrai à une saga abandonnée… quand le cœur m’en dira.
Et toi ? Quel est ton rapport aux sagas ? Tu les dévore, tu les abandonnes, tu les évites ? Je serais ravie de lire tes expériences, coups de cœur et galères littéraires dans les commentaires ! 💬👇