Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover
Publicité

🌑 Les Ombres de Minuit

À l’instant où le silence devient roi, les ombres prennent vie.
Voici un poème dédié à cette frontière floue entre rêve et oubli,
où le mystère de la nuit s’infiltre dans les âmes.

Publicité
🌑 Les Ombres de Minuit

À l’heure où dort le ciel sous son manteau d’ébène,
La lune, pâle sœur, veille aux confins du soir.
Le vent soupire bas, dans l’ombre qui s’entraîne,
Et frôle les tombeaux d’un invisible espoir.

Les arbres sont figés, gardiens de quelque énigme,
Leurs branches tendues haut, comme des bras de feu.
Là, dans le noir profond, se glisse un doux vertige,
Un chant venu d’ailleurs, un murmure des cieux.

Les pas du souvenir résonnent sur la pierre,
Tandis que le silence étend ses longs rideaux.
Le monde semble mort, figé dans la poussière,
Et l’ombre se répand jusqu’au bord des roseaux.

La nuit, comme une mer, déborde sur les âmes,
Y déposant l’éclat d’un rêve inachevé.
Elle efface le jour, y noie les vieilles flammes,
Et peint sur les regards un voile endeuillé.

Mais dans cet univers où règne le mystère,
Naît parfois une lueur, fragile et sans détour.
C’est l’ombre d’un espoir, marchant sur la poussière,
Qui cherche encor le feu des lointains premiers jours.

Minuit sonne au lointain, comme un glas monotone,
Et l’âme s’ouvre alors aux songes interdits.
Chaque battement d’air devient souffle d’icône,
Chaque étoile un secret, chaque vent un esprit.

Les ombres, peu à peu, s’assemblent, se confondent,
Elles forment un cortège aux lueurs de charbon.
Elles dansent en silence, et leurs voiles inondent
Le seuil des cœurs humains d’un très ancien frisson.

C’est l’heure suspendue, entre chair et lumière,
Où le monde hésite, aux portes de l’oubli.
Où l’ombre et la clarté, mêlant leurs corps de verre,
Font naître un chant sacré, au milieu de la nuit.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article