La mer, vaste et infinie, déploie ses bras,
portant en elle l’odeur des années perdues.
Sous l’horizon, les adieux flottent comme des poussières d’or,
emportés par le vent, invisibles mais persistants.
Elle murmure des secrets anciens,
chante les noms des âmes qui se sont noyées,
les amants séparés, les enfants partis.
Chaque vague qui brise,
c’est un fragment de nous qui disparaît,
puis se redonne à l’infini.
Le sel se glisse sur ma peau,
telle une larme qui ne sait plus si elle veut pleurer ou sourire.
Il ronge les souvenirs,
les adieux deviennent amers,
mais sous la surface, il reste un éclat de lumière,
une promesse que tout peut recommencer.
Et je me tiens là,
les pieds ancrés dans le sable mouillé,
à attendre l’onde suivante,
qui emportera peut-être ce que je n’ai pas pu dire.
Mais la mer, elle, sait tout.
Elle sait que tout est un retour,
un souffle qui se perd, puis se retrouve.
Le vent soulève des vagues de silence,
mais dans ce silence, un écho s’élève.
Un retour possible, une brume de mémoire
que les vagues n’effaceront jamais.