L’automne tombe en silence, sur la ville confinée,
Les feuilles dansent, mortes, au souffle du vent froid.
Le monde s'endort dans une ombre indéfinie,
Comme un rêve suspendu entre l’ombre et la foi.
Le ciel est plus gris que les cendres du matin,
Les oiseaux n’osent plus chanter leur mélodie.
Les rues sont vides, mais les cœurs sont pleins de chagrin,
Cherchant dans les souvenirs des traces d’harmonie.
Les arbres se dénudent, d'une tristesse sans nom,
Le vent frissonne, égaré entre les ruelles.
Dans la fenêtre close, mon regard se fait long,
À la recherche d’un rayon de lumière, d’étincelles.
Les heures s’étirent comme un souffle suspendu,
Un jour ressemble à l’autre, sans fin, sans couleur.
La solitude est une compagne au cœur nu,
Qui berce mes pensées dans une douce douleur.
Le monde tourne autour de ma chambre isolée,
Où la peur fait écho, dans chaque coin de mon âme.
Je cherche la chaleur dans l’aube, un baiser volé,
Mais la distance est grande, et le vent me clame.
Les feuilles tombent, dorées, comme un cri étouffé,
Le temps s'égrène lentement, sans promesse de fin.
Les souvenirs s’accrochent comme des fils entrelacés,
La mémoire est une mer calme, fragile, mais sans frein.
Et pourtant, malgré tout, un espoir se dessine,
Comme un rayon timide perçant l’horizon noir.
Peut-être que demain, le vent chassera la ruine,
Et qu’un souffle de liberté, doucement, viendra voir.
L’automne en quarantaine, c’est une mélancolie,
Un parfum doux-amer d’un monde qui s'éteint.
Mais même dans l’ombre, la vie cherche une éclaircie,
Car, dans la nuit la plus noire, une étoile brille, serein.